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Revues de presse

9 octobre 2007
L'école Sacré-Cœur de Princeville se donne un plan de match

Prévention de la violence en milieu scolaire

Carol Isabel par Carol Isabel
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Article mis en ligne le 9 octobre 2007 à 15:51 
La Nouvelle Union / L'Avenir de l'Érable

L'école Sacré-Cœur de Princeville se donne un plan de match

Jacques Brodeur, consultant en prévention de la violence, a rencontré les jeunes de l'école Sacré-Cœur de Princeville. Sur la photo, on l'aperçoit accompagné de son chien Noisette et aussi des enseignantes et des élèves de la troisième année.

L'école Sacré-Cœur de Princeville a entrepris un beau match pour contrer la violence en milieu scolaire. Son «cheval de bataille» sera de sensibiliser ses élèves à l'exposition massive des divertissements violents dont ils font l'objet. Une première activité en ce sens s'est d'ailleurs déroulée en début de semaine avec la participation du conférencier Jacques Brodeur qui est consultant en prévention de la violence et animateur du programme de mobilisation communautaire Édupax.

M. Brodeur a d'ailleurs rencontré les élèves de chacune des classes afin d'éveiller leur sens critique face aux comportements violents, physique ou mental, et qu'ils sachent faire la distinction entre la réalité et la fiction.

À travers de multiples exemples, il a invité les jeunes à trouver quelqu'un pour raconter leurs peines (plus de la moitié des jeunes de la troisième année lui ont avoué avoir déjà vécu une chicane de parents) ou leurs peurs et aussi de consoler ceux et celles qui en ont.

M. Brodeur a également recommandé aux jeunes de ne pas hésiter à «cliquer» sur la télécommande du téléviseur pour ne pas laisser entrer dans leur tête de vilaines images. «C'est renversant de constater que pratiquement tous les élèves de la troisième année que j'ai rencontrés, et qui ne sont âgés que de huit ans, ont déjà vu l'émission Les Simpson alors que son producteur, Matt Groening, ne la laisse même pas regarder à son fils de 12 ans parce qu'il ne veut pas qu'il imite les comportements à caractère violent et vulgaire de ses personnages».

«Il y a aussi les jeux vidéo. Plusieurs jeunes nous ont appris qu'ils jouaient à des jeux comme ceux de la série GTA (Grand Theft Auto). Ce sont des jeux classés 18 ans et plus et nos jeunes ne devraient jamais toucher à ça. On pense que ce n'est pas grave et que notre jeune ne conservera pas de séquelles parce qu'il n'y paraît rien sur le coup. Mais malheureusement, c'est comme la cigarette qui est responsable du développement d'un cancer 15 ou 20 ans plus tard. Les enfants exposés à cette violence courent plus de risques d'adopter un tel comportement plus tard puisque leur désensibilisation est le principal dommage qui leur est causé».

Outre les élèves, les professeurs ont pu profiter des précieux conseils de M. Brodeur qui rencontrera également les parents lors d'une soirée prévue mercredi soir à l'école.

Enseignante en troisième année, Catherine Pouliot a indiqué qu'il y aura beaucoup de travail qui sera fait en ce sens à l'école durant l'année scolaire rappelant que, selon certaines études, la moyenne d'heures consacrées au petit écran dépasse les 25 heures par semaine chez les jeunes alors que les discussions entre parents et enfants n'accaparent en moyenne que 38 minutes par semaine.

 

Les jeunes ont apprécié les conseils prodigués par M. Brodeur.


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